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La TraverSeine 2026 : dans les coulisses de l’événement et l’arrivée du Te Aito Paris

10th September 2026

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Chaque année, la Seine devient le terrain de jeu de centaines de passionnés de sports de pagaie à l’occasion de La TraverSeine. Au cœur de Paris, kayaks, canoës, SUP et pirogues se retrouvent pour une traversée unique, offrant un autre regard sur la capitale et sur un fleuve qui a longtemps été associé à d’autres usages que le sport. Derrière cet événement devenu incontournable, il y a aussi des passionnés qui œuvrent dans l’ombre pour faire vivre cette aventure. Parmi eux, Étienne Géhin, dont l’histoire est intimement liée à la Seine et aux sports de pagaie. Nous l’avons rencontré pour découvrir les coulisses de La TraverSeine, son évolution au fil des années et l’arrivée du Te Aito Paris pour cette édition 2026.

Salut Etienne tu as découvert le SUP un peu par hasard après plusieurs années passées sur la Seine en wakeboard. Qu’est-ce qui vous a attiré dans cette nouvelle discipline et comment avez-vous vécu les débuts du SUP sur la Seine ?

Après avoir vendu mon bateau, je cherchais une activité de glisse sur la Seine. À l’époque, nous étions encore aux balbutiements du SUP. Peu de personnes en pratiquaient sur la Seine et il y avait quasiment aucun pratiquant là où j’habitais. L’idée de pouvoir arriver au plus près de l’eau, gonfler son paddle et partir simplement m’a également donné un véritable sentiment de liberté.

Ton parcours vous a progressivement conduit d’un métier dans la logistique vers celui de moniteur de kayak et de SUP. Qu’est-ce qui a été le déclic pour faire de cette passion ton métier ?

Le déclic a été la naissance de mon fils. Mes horaires ne me permettaient pas de passer autant de temps que je le souhaitais avec lui. J’ai commencé à encadrer le SUP en parallèle de mon travail, et je suis passé d’un métier avec beaucoup de pression et de conflits à un autre où je côtoyais des gens ravis de pratiquer cette activité. Je travaillais dans le secteur aéroportuaire, où la gestion des conflits faisait partie intégrante de mon quotidien.

Aujourd’hui,tu encadres différentes disciplines de pagaie et vous participez également à des courses de SUP en Ultra Longue Distance. Qu’est-ce que la pratique sportive et la compétition t’apportes dans votre rôle de moniteur ?

Déjà, de la légitimité, mais aussi un bien-être physique. Cela me permet également d’être au plus près de mes adhérents, qu’ils soient compétiteurs ou non, d’échanger avec eux et d’en motiver de plus en plus à participer à des courses.

Tu es impliqué depuis trois ans dans l’organisation de La TraverSeine et vous avez repris les rênes de l’événement il y a deux ans. Qu’est-ce qui te donne envie de t’investir davantage dans cette manifestation ?

J’ai toujours organisé des événements en tant que bénévole. Cela faisait quelques années que j’aidais à l’organisation de La TraverSeine, donc j’avais suffisamment d’expérience pour reprendre les rênes. J’ai réussi à fédérer une équipe pour me suivre, avec l’appui des « tauliers » de l’organisation.

La TraverSeine rassemble plus de 1 500 participants et repose sur une importante équipe de bénévoles. Selon toi, qu’est-ce qui fait la force et l’identité particulière de cet événement ?

La force de cet événement réside dans l’implication des bénévoles et de mon équipe organisationnelle. La TraverSeine, c’est une dizaine de responsables de poste, aidés par plus de 150 bénévoles sur le week-end. Sans leur implication, l’événement ne pourrait pas avoir lieu.

La Seine est au cœur de l’événement. Quel regard portes tu aujourd’hui sur l’évolution de la pratique des sports de pagaie sur la Seine, notamment depuis vos débuts ?

Il y a un avant et un après-Covid. Je me souviens qu’avant, avec un peu de pluie ou des températures négatives en hiver, la plupart des pratiquants « hibernaient ». Aujourd’hui, venir quand il pleut ou qu’il neige reste un challenge pour tous.Le sport fédère et crée un groupe qui se motive entre lui. Nos licenciés sont désormais nombreux sur l’eau, quelle que soit la saison.

Cette année, La TraverSeine accueille pour la première fois Te Aito Paris. Comment est née cette collaboration et qu’est-ce que l’arrivée de cet événement et de la culture de la pirogue représente pour La TraverSeine ?

La pirogue fait partie des sports de pagaie et elle est de plus en plus demandée par les adhérents des clubs. Un Polynésien d’un club m’a contacté et m’a soumis l’idée d’accueillir Te Aito. C’était le bon moment. Nous avons fait une visioconférence avec Charlie, durant laquelle j’ai expliqué le fonctionnement de La TraverSeine, et Te Aito Paris est né.

Te Aito est un événement emblématique de la pirogue polynésienne. Qu’as tu  découvert en vous renseignant sur cette compétition, et qu’est-ce qui t’enthousiasme le plus à l’idée de l’accueillir à Paris ?

Pour être tout à fait franc, je ne connaissais pas cet univers de la pirogue. J’ai rattrapé mon retard avec pas mal d’aide. Accueillir Te Aito Paris est pour nous un véritable plaisir.

Pour cette édition 2026, qu’avez-vous envie de faire vivre aux participants et au public, au-delà de la compétition elle-même ?

Cette année, nous avons envie de vivre un moment fort avec Te Aito. Créer un moment de partage et d’échange autour d’un traiteur polynésien. L’idée est de créer un village permettant à tous de découvrir ou de mieux connaître la culture polynésienne. Pour l’organisation de La TraverSeine, c’est un véritable honneur d’avoir Te Aito à ses côtés pour cette 26e édition.

Si tu devrais donner une seule bonne raison de venir participer ou assister à La TraverSeine 2026 à Paris, quelle serait-elle ?

Citez-moi un seul événement qui vous permette de traverser Paris avec un arrêt de navigation au bateau moteur… Tout est dit !

INCRIVEZ – VOUS

Découvrez plus d’informations sur le Te Aito Paris dans notre interview exclusive avec Charley Maitere, directeur de Te Aito Events.

A propos de l’auteur

Erica Revil

Passionnée de SUP race, de pirogue et de surfski, Erica est une athlète française basée à Fuerteventura, aux Canaries. Elle évolue sur le circuit international de SUP Race et compte deux titres de championne de France. Titulaire d’un diplôme en marketing et publicité, elle apporte un regard neuf et optimiste sur le sport.

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