Le mois dernier, la petite ville d’Ericeira au Portugal a vibré au rythme des pagaies avec le tout premier OC4 Surf Challenge, un événement inédit qui a réuni des rameurs du monde entier autour de leur passion commune : le surf en pirogue. Organisé par la marque française WOO Outrigger, cet événement a marqué un tournant dans l’univers de la pirogue, révélant une véritable communauté internationale en pleine effervescence. À la tête de cette dynamique, Valentin Marchal, responsable commercial et relation client chez WOO, joue un rôle clé dans le développement de la marque. Depuis trois ans, il participe activement à faire rayonner les pirogues WOO, conçues pour tous les niveaux et toutes les pratiques. Rencontre avec un passionné engagé, témoin privilégié de cette belle aventure humaine et sportive. Photos: White wave visual / White wave Ericeira.
Hello Valentin, quand as-tu rejoint Woo Outrigger et quel est ton rôle au sein de l’entreprise ?
Bonjour Mathieu. J’ai rejoint WOO il y a maintenant trois ans. Je m’occupe principalement de la partie commerciale et de la relation client.
Comment se porte la société depuis la disparition de Guy Ringrave et la reprise par sa fille Fanny ?
Alors, je n’étais pas encore dans la vie de WOO quand Guy est parti (ndlr: Guy Ringrave est le fondateur de Woo, disparu en 2019). Je n’ai pas eu la chance de le connaître.
WOO a traversé quelques tempêtes, comme le COVID, qui a d’ailleurs impacté beaucoup de secteurs économiques. Cependant, grâce à la résilience et à la volonté de Fanny (ndlr: Fanny Ringrave est l’une des filles de Guy Ringrave), de l’équipe qui nous entoure et de nos amis, WOO avance. Aujourd’hui, l’entreprise se porte bien et voit poindre plein de projets positifs, notamment portés par le boom que la pirogue connaît à travers le monde.
Longtemps axée sur la performance, comment la marque WOO s’est-elle positionnée ces dernières années sur le marché de l’OC ?
La performance est un grand sujet, ahaha. Nos pirogues sont toujours performantes, mais qu’entend-on par performance finalement ? La participation à des courses ? Ou la possibilité de surfer des downwinds et de faire des sorties longues distances dans des conditions engagées ?
L’ADN de WOO a toujours été le surf en pirogue, et la glisse. Les choix de Guy de créer, il y a plus de 10 ans, la FELINE ou la DAKAI le montrent. Ce sont deux pirogues taillées pour le surf de houle, mais qui n’ont pas leur place sur des courses de plat…
Cependant, notre volonté est d’accompagner le développement de la pirogue à tous les niveaux : pour les free surfeurs qui souhaitent s’éclater, pour les rameurs qui veulent faire de la course, pour les clubs qui ont besoin de bateaux durables afin de répondre à des projets sociaux ou d’entraînement, pour les débutants qui veulent des bateaux fiables et pas forcément des bateaux de course…
Peux-tu nous présenter rapidement la gamme de produits WOO et ses spécificités ?
OC1 KAWAN : une pirogue d’initiation, pour le sport handi et pour prendre ses premières vagues. OC1 FELINE : une pirogue courte avec un rocker taillé pour le surf et le downwind. OC1 SNIPER : pour les longues distances et les downwinds. OC2 RAFALE : pour les courses et le cross training en club. OC4 DAKAI SURF : pirogue 4 places dédiée au surf de vagues. OC5 DAKAI EVO : pirogue 5 places à gouvernail, pour l’accueil du grand public, les projets handi et les balades. OC10 DAKAI TAU ATI : catamaran Dakai pour les sorties de groupes. OC4 PRAO et HOLOPUNI DAKAI : solutions pour l’adaptation d’un kit voile sur la Dakai.
Le tout premier OC4 Surf Challenge au Portugal a été un vrai succès. Peux-tu nous parler de la genèse de cet événement ?
Oui, franchement, c’est une super histoire ! Tout a commencé avec Miguel Ruivo, le fondateur de Laneez Surf House à Ericeira. C’est un surfeur reconnu là-bas, très impliqué dans la scène locale. Il a acheté sa première Dakai en 2017 et, depuis, il rame et surfe régulièrement sur le spot de Praia do Sul, une vague parfaite pour ça.
Un jour, il est venu nous voir à l’atelier en nous disant : “Et si on faisait une petite compète entre potes, pour rigoler, surfer, boire des bières ?”
On a trouvé l’idée géniale. Simple, authentique, à l’image de la discipline. Et puis… ça a pris une ampleur qu’on n’avait pas du tout anticipée !
Des équipes du monde entier nous ont contactés : USA, Hawaï, Brésil, Espagne, Portugal, France… Tout le monde voulait en être. On s’est laissés porter par l’élan, et ça a donné ce premier OC4 Surfing Challenge.
Mais au-delà de l’événement sportif, ce qu’on retiendra surtout, c’est la richesse des rencontres humaines.
En discutant avec les équipes, on s’est rendu compte qu’on est tous arrivés à cette discipline par une rencontre, un lien. Et jusque-là, on avait tous un peu l’impression de pratiquer dans notre coin. L’idée folle de Miguel a mis en lumière qu’une communauté existait, qu’elle est partout, et qu’elle grandit vite.
Et pour nous chez WOO, ça a été 10 jours incroyablement enrichissants. On est rentrés en France reboostés à bloc, avec plein d’idées, plein d’émotions, et cette sensation qu’on est vraiment en train de vivre quelque chose de fort.
Et puis bien sûr, il y avait une dimension très personnelle dans cet événement, puisqu’on l’a dédié à Guy Ringrave, le fondateur de WOO. Pour nous, il était là, c’est une certitude.
Ce qu’on a vécu à Ericeira, c’est exactement ce qu’il aurait voulu : du partage, de l’engagement, et beaucoup d’océan.
Avec WOO, il nous a laissé un héritage incroyable. Un défi qui nous pousse à avancer chaque jour, mais surtout, une chance de vivre des moments comme celui-là.
Quel bilan tires-tu de cette première édition et quels sont les projets pour la suite ?
Le bilan est plus que positif ! On a vécu un moment incroyable, entourés de passionnés de surf en OC4 venus avec une vraie envie de se retrouver et de partager cette discipline.
Ce qui est vraiment fort, c’est que, sans qu’on aille chercher personne, des équipes du bout du monde se sont motivées pour venir. Ça en dit long sur l’engouement croissant autour de l’OC4 surf, et sur ce besoin de se connecter autour de cette pratique encore trop peu visible.
Mais au final, ce n’était pas juste une compétition : c’était un vrai festival, un mélange d’énergie, de culture, de rencontres… et de beaucoup de fun !
Un immense merci aux Hawaïens et aux Brésiliens pour la masterclass — les voir surfer la Dakai, notre pirogue, avec autant de fluidité… ça nous a profondément touchés.
Pour la suite, on est plus motivés que jamais.
Oui, on veut recommencer. On veut structurer l’événement, lui donner de la visibilité, et surtout, le faire voyager : imaginer des étapes internationales, fédérer les pratiquants, créer une vraie dynamique autour du surf en pirogue.
C’est le tout début d’une belle aventure, et ce qui s’est passé à Ericeira nous a prouvé qu’on était sur la bonne vague.
Comment se présente la saison 2025 ?
J’aimerais te dire que je vais passer beaucoup de temps sur l’eau… mais la vérité, c’est que je risque d’en passer beaucoup plus dans mon camion ! 😅
La saison 2025 s’annonce bien remplie : on a pas mal de boulot, des projets dans tous les sens… donc oui, on risque d’être un peu sous l’eau, mais dans le bon sens du terme.
À peine rentrés de l’OC4 Surfing Challenge, on a déjà la tête dans l’organisation de la 3e édition du Kawan Summer Tour — un événement qui nous tient particulièrement à cœur.
Là aussi, c’est du partage, des bons moments sur l’eau, et une occasion de faire découvrir la pratique au plus grand nombre dans une ambiance détendue et accessible.
Ce genre de rendez-vous, c’est un peu notre carburant : on bosse dur, mais c’est pour vivre et faire vivre ces moments-là. Donc oui, 2025 s’annonce intense… mais intensément chouette aussi !
Un dernier mot ?
Un immense MERCI à tous les rameurs et rameuses passionné·es qui nous suivent depuis le début, qui croient en cette aventure, et qui nous offrent leur bienveillance, leur énergie et leur amour du va’a.
Que tu sois là pour la vitesse, pour le surf, en monoplace, en V6, en solo dans ton coin, ou avec ta team de cœur, que tu sois champion ou freerider, au final, ce qui nous unit, c’est juste le plaisir d’être sur l’eau, en pirogue.
One love, one paddle, one ocean. Let’s stay united. Always.
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