Menu

Rencontre avec Thaïs Delrieux : vice-championne du monde 2025 à Durban

Entre voyages aux quatre coins du monde, compétitions internationales et conditions extrêmes, Thaïs Delrieux a vécu une saison intense et marquante. À seulement 24 ans, la sportive de haut niveau établie à Biarritz a intégré trois équipes de France en sauvetage côtier, ocean racing et prone paddle, et s’est illustrée sur les plus grandes scènes, notamment lors des Championnats du monde de Surfski à Durban, en Afrique du Sud.

Nous avons échangé avec elle pour revenir sur son année, ses choix de préparation, son matériel, ses déplacements à l’international et ce fameux beach landing sud-africain devenu viral sur les réseaux.

Salut Thaïs,  Peux-tu te présenter : depuis combien de temps pratiques-tu le surfski et à quoi te consacres-tu aujourd’hui en tant qu’athlète ?

Je m’appelle Thaïs Delrieux, j’ai 24 ans et je suis sportive de haut niveau.
Cette année, j’ai eu la chance d’intégrer trois équipes de France : en sauvetage côtier, en ocean racing et en prone paddle.

J’ai commencé le surfski à travers le sauvetage côtier en 2017–2018, avant de découvrir plus spécifiquement l’ocean racing lors des saisons 2020–2021.

Combien de destinations as-tu parcourues cette année pour participer aux compétitions ?

Le planning a été particulièrement chargé, avec de nombreuses destinations à travers le monde.

Je me suis entraînée tout l’hiver en Nouvelle-Zélande, où j’ai également participé à plusieurs compétitions. J’ai ensuite eu la chance de découvrir Tahiti.

La saison s’est poursuivie avec les Championnats d’Europe de sauvetage en Pologne, les Championnats du monde d’ocean racing en Afrique du Sud, puis s’est conclue au Salvador pour les Championnats du monde ISA.

 

L’année 2025 est sur le point de s’achever, comment te sens-tu à la fin de cette saison ? Quelles émotions dominent : satisfaction, frustration, motivation ?

Je ressens énormément de satisfaction, notamment au regard des résultats obtenus cette saison.
Mais au-delà de cela, je me sens surtout très motivée pour la suite, avec l’envie de progresser encore et de faire mieux l’an prochain.

Y a-t-il un résultat ou une course dont tu es particulièrement fière cette saison ?

Ma plus grande fierté reste le K2 mixte avec Hector Hénot lors des Championnats du monde à Durban.

Décrocher un titre de vice-championne du monde est tout simplement incroyable. La course a été parfaite, avec des conditions exceptionnelles pour un magnifique downwind.

Parlons des Championnats du monde en Afrique du Sud : comment as-tu vécu cet événement, à la fois sur le plan sportif et humain ?

C’était une expérience inoubliable, aussi bien sportivement qu’humainement.

Le résultat en K2 avec Hector a évidemment marqué les esprits, mais j’ai aussi été profondément marquée par la découverte de ce pays, avec des parcours splendides et des conditions de course très engagées.

Comment as-tu abordé ta préparation avant de partir, notamment pour t’adapter au format des courses, au climat et au plan d’eau sud-africain ?

La préparation a été axée sur un gros travail en surfski, dans un maximum de conditions différentes : eau plate comme downwind.

J’ai également accumulé beaucoup de kilomètres afin d’adapter mon corps aux efforts longs, et d’être capable d’enchaîner un K2 de 30 km le premier jour, puis un K1 de 35 km le lendemain.

Justement, concernant le matériel : quel surfski et quelle pagaie as-tu utilisés lors des Mondiaux à Durban, et pourquoi ces choix étaient-ils adaptés aux conditions ?

J’ai utilisé un Spark de la marque Fenn, associé à une pagaie Jantex.

C’est le matériel que j’utilise au quotidien, celui avec lequel je me sens le plus à l’aise et qui me convient parfaitement, quelles que soient les conditions rencontrées.

L’arrivée sur la plage à Durban a fait fureur sur les réseaux, avec de nombreux athlètes piégés par le beach break. Est-ce que ce genre de conditions est habituel en compétition, et comment s’est passée ton arrivée ?

Ce type de conditions est peu habituel sur un championnat du monde. C’est quelque chose de très spécifique à l’Afrique du Sud, même si nous nous y attendions.

En K2, l’arrivée a été parfaitement gérée grâce à Hector : nous avons su nous faufiler entre les vagues.

En K1, je me suis en revanche fait piéger par le shore break, en tentant de jouer une place au sprint final. Mais aucune inquiétude : venant du sauvetage côtier, j’ai l’habitude des arrivées mouvementées 😂.

Merci beaucoup Thaïs pour ta disponibilité et pour avoir partagé avec nous les coulisses de ta saison, entre voyages, préparation et performances de haut niveau.
On te souhaite une très belle suite sur le circuit international et encore de grands moments en surfski.

👉 Retrouvez Thaïs sur les réseaux :
Instagram 
Facebook

 

A propos de l’auteur

Erica Revil

Passionnée de SUP race, de pirogue et de surfski, Erica est une athlète française basée à Fuerteventura, aux Canaries. Elle évolue sur le circuit international de SUP Race et compte deux titres de championne de France. Titulaire d’un diplôme en marketing et publicité, elle apporte un regard neuf et optimiste sur le sport.

To follow Erica:

  • Facebook Link
  • Instagram Link
Use of cookies
TotalPaddler

This website uses cookies in order to make it easier to use and to support the provision of relevant information and functionality to you.

Necessary Cookies

Necessary cookies enable core functionality such as security, network management, and accessibility. You may disable these by changing your browser settings, but this may affect how the website functions.

3rd Party Cookies

We use a set of third party tools to provide information on how our users engage with our website so that we can improve the experience of the website for our users. For example, we collect information about which of our pages are most frequently visited, and by which types of users. Keeping this cookie enabled helps us to improve our website.